Contribution « Culture »

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Contribution rédigée par Paul Carbonnier, adoptée en assemblée générale de la section de Sceaux (92) le 9 octobre 2014 à l’unanimité moins une abstention.

 

 

La culture a traditionnellement une place importante en France, comme principe d’unité et de rayonnement. Nous avons parmi les plus grands et meilleurs musées au monde, et notre création artistique est particulièrement dynamique. Le nombre de visiteurs pour les grandes expositions monte
régulièrement à plusieurs centaines de milliers, les conservateurs sont reconnus. Avec la réorganisation de nos structures phares en établissements publics, la politique culturelle française a rencontré de francs succès.

Le peuple en France attache une haute valeur à la culture. L’histoire du pays est composée de très illustres écrivains, qui occupent une place significative au Panthéon. L’un de ses premiers entrants, Jean-Jacques Rousseau, genevois francophone, exemplifie la priorité française allant à l’universel, au-delà des frontières. L’exception culturelle est garantie sur plusieurs secteurs de création artistique, la liberté d’expression est protégée et les médias subventionnés.

La gauche peut être fière de son action sous la Ve République puisque François Mitterrand a doublé le budget de la culture dès 1981. Les années durant lesquelles Jack Lang a été ministre ont été fructueuses. De grands projets ont été lancés. Le Grand Louvre connaît actuellement un succès (10 millions de visiteurs) bien plus grand que les espérances (objectif de 4,5 millions) posées lors de sa rénovation dans les années 80. Cet héritage est puissant, il crée du lien social, suscite des vocations (comme la Fête de la Musique), rassemble autour de l’art (Nuit Blanche mise en place par Bertrand Delanoë à Paris).

La question se pose aujourd’hui de savoir comment maintenir vivant ce patrimoine. Les débats du début de quinquennat de François Hollande sont marqués par la relance de la croissance, la réindustrialisation, la lutte contre l’augmentation du chômage, la réduction des déficits, pour que la France retrouve son dynamisme. Sous François Mitterrand, la France était déjà en crise et le chômage explosait de façon inédite depuis les Trente Glorieuses. Je pense que l’ambition de la politique culturelle avec Jack Lang permettait de procurer, en plus d’un facteur de lien social, de la joie.

Dans la période difficile qui est la nôtre, il serait peut-être nécessaire d’insérer un projet significatif, visible aux yeux de tous, au lieu de laisser supposer que tout se résoudra mécaniquement une fois la crise passée.

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