La lutte pour l’égalité des femmes et des hommes est un combat éminemment socialiste

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Communiqué du PS 92

 

C’est en 1910 que la socialiste allemande, Clara Zetkin a proposé pour la première fois l’organisation d’une journée internationale des femmes. Il s’agissait à l’époque de soutenir et diffusé la revendication du droit de vote des femmes.

Ce combat ne se limitait pas à cette seule revendication politique. Il englobait déjà tous les droits de la femme, à l’égalité dans le couple, à l’autonomie et aux droits sociaux.

Depuis lors, ces revendications ont heureusement prospéré, dans tous les domaines, et sur toute la planète.

Les socialistes se sont montrés à cette égard probablement les plus volontaristes, certainement parce que l’un de nos premiers moteurs, notre combat fondamental est bien celui de l’égalité, et que son avènement ne peut qu’aboutir à l’abolition de toute discrimination entre les genres.

Si les Nations unies officialisent la journée internationale des femmes en 1977, il faudra attendre en France l’élection de François Mitterrand et la désignation d’Yvette Roudy, ministre des droits des femmes, pour l’institutionnaliser le 8 mars 1982.

Cette journée permet de rappeler l’état de la discrimination entre les hommes et les femmes, l’étendue des progrès à réaliser et la recherche des moyens pour y parvenir.

Depuis lors, la promotion des droits des femmes n’a pas cessé.

Ces 4 dernières années, nous avons même assisté à une accélération du mouvement sous l’impulsion du président François Hollande et de ses ministres, Nadjat Vallaud-Belkacem, Pascale Boistard et Marisol Touraine, chacune dans leur domaine.

Sans être exhaustifs, nous citerons :

  • La lutte contre les violences faites aux femmes (loi du 4 août 2014 avec la génération de téléphone grands dangers, l’éloignement du conjoint violent…), La professionnalisation des professionnel-les face aux violences, notamment dans les commissariats…
  • La progression de l’égalité professionnelle qui a permis à la France de réduire les écarts de salaires, deux fois plus vite que dans l’Union Européenne, d’améliorer la féminisation des instances dirigeantes dans les entreprises et d’imposer des quotas, y compris dans les organismes publics.
  • Le renforcement de la parité en politique, notamment avec les binômes femmes-hommes aux élections départementales de mars 2015, le doublement des pénalités pour les partis politiques qui ne respecteront le principe de parité pas lors des prochaines élections législatives…
  • Une meilleure articulation des vies professionnelle et personnelle (congé parental, amélioration des modes de gardes des petit-e-s…) Et un soutien aux familles monoparentales, composées généralement de mères isolées, l’accès à l’IVG et à la contraception sont améliorées (fin du délai de réflexion, remboursement à 100 %).
  • Le soutien aux femmes entrepreneures.
  • Un intense travail de déconstruction des stéréotypes, tout particulièrement à l’école.

Pour autant, y compris dans tous ces domaines, le but n’est pas atteint.

Les femmes meurent encore aujourd’hui sous les coups de leur conjoint, un récent sondage montre que les femmes victimes de viol peuvent encore être tenues pour responsable de leur agression, l’espace public représente toujours un danger pour les femmes (le travail remarquable des associations de défense des droits des femmes comme Stop au harcèlement de rue a mis en lumière ce phénomène et abouti à une prise de conscience brutale cette année, qui devrait permettre de changer les choses).

En matière sociale, les femmes demeurent parmi les salariés les plus précaires, le plafond de verre n’est pas percé.

En politique, les femmes atteignent encore peu, malgré ces dernières élections, les fonctions suprêmes locales : 3 femmes seulement sont présidentes de région (dont 2 socialistes) sur 17, 10 sont présidentes de Conseil départemental sur 101 départements.

Dans le monde, les combats sont encore plus cruciaux tant les violences et les discriminations sont fortes dans cette certaines parties du monde : excisions, viols utilisés comme arme de guerre, mariages forcés, stérilisations forcées, harcèlements sexuels dans certains lieux publics… démontrent l’impérieux devoir de poursuivre cette lutte pour la défense du droit des femmes et l’intérêt de cette journée internationale de combat.

Pour les prochaines années en France, nous voudrions, au niveau de la fédération des Hauts-de-Seine, mettre l’accent sur la nécessité d’inclure les hommes dans ce combat féministe.

D’abord parce que l’égalité est un combat universel et d’ailleurs nombre de socialistes s’en sont déjà emparés.

Ensuite, parce que les hommes, comme l’avons rappelé, détiennent (encore) le pouvoir et peuvent donc agit réellement en faveur de cet idéal.

Enfin, parce que si les femmes subissent cette inégalité de genre, celle-ci, par ricochet, fait peser sur les épaules des hommes des charges dont il convient de les libérer : l’atrophie des droits des femmes entraîne l’hypertrophie des droits des hommes et donc des responsabilités parfois insoutenables.

C’est pourquoi, nous le proclamons en cette journée internationale des droits des femmes : le féminisme est un combat masculin.

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