Réunion publique fin de vie

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La problématique de la fin de vie a été de nouveau au cœur de l’actualité courant mars de cette année puisque la proposition de loi sur ce sujet, dont les rapporteurs sont les députés Alain Claeys (PS, Vienne) et Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), a été adoptée le 17 mars à l’Assemblée nationale, par 436 voix pour, 34 contre et 83 abstentions. Cette loi complète celle du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie dont le texte a pour objet d’éviter les pratiques d’euthanasie, d’empêcher l’acharnement thérapeutique (qualifié d’obstination déraisonnable dans le traitement des malades en fin de vie) et de développer les soins palliatifs donnés aux patients en fin de vie, afin de prendre en compte leurs souffrances.

La nouvelle loi n’autorise ni euthanasie ni suicide assisté mais établit un droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès pour les malades en phase terminale et rend contraignantes les directives anticipées, jusqu’à présent indicatives, et qui s’imposent désormais aux médecins, sauf cas limitativement fixés par la loi.

Estimant que ce texte ne va pas assez loin, 120 députés socialistes ont apporté leur soutien à un amendement déposé par Jean-Louis Touraine (PS, Rhône), qui a été rejeté à une courte majorité, en faveur d’une aide médicalisée active à mourir. En face, 125 députés PS, dont Jean-Marc Ayrault, Bruno Le Roux et Jean-Christophe Cambadélis, ont publié, lundi 9 mars, sur le site Internet du Monde, un texte de soutien à la proposition Claeys-Leonetti, jugeant qu’elle est le fruit d’un dépassement et non d’un compromis.

Au cours de cette réunion publique, Christine Feltin, déléguée de l’association pour le droit de mourir dans la dignité pour le sud des Hauts-de-Seine, et Denis Labayle, ancien chef de service à l’hôpital Sud Francilien et à l’origine du manifeste des 2200 soignants qui ont reconnu avoir aidé des personnes à mourir, ont insisté sur le fait que ce texte n’est pas suffisant en l’état. Ils ont détaillé avec précision l’état actuel du dossier, en insistant surtout sur ce que peuvent endurer actuellement les patients et les familles en France. Ils ont rappelé également comment est traitée la fin de vie dans nos pays voisins, en particulier en Belgique, en Suisse et aux Pays-Bas.

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